La scène
Une comédie musicale de plus de deux heures, portée par vingt-cinq chansons pop aux accents de musiques du monde, une mise en scène originale et des chorégraphies conçues pour fédérer un large public.
Créations
Des projets artistiques et collectifs qui donnent aux récits une autre forme.
Une aventure collective
Une comédie musicale imaginée et portée à Strasbourg pour raconter ce qui sépare les êtres humains — et ce qui peut les rassembler.
J’ai fondé Babel l’Héritage avec mon ami d’enfance Raphaël Bloch. Après près de dix années de travail, le projet a pris vie sous la direction artistique et la mise en scène de Lionel Courtot. Sa première représentation a eu lieu le 9 juin 2016 au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg, devant 1 600 spectateurs.




Photographies du spectacle Babel l’Héritage
L’origine du projet
Raphaël et moi partageons depuis l’enfance un amour de la musique, mais aussi une même sensibilité aux questions de tolérance, de racisme et de xénophobie. Babel est née de cette amitié et d’une envie simple, presque démesurée : mettre l’art au service d’idées capables de nous rassembler.
Le mythe de la tour s’est imposé comme une évidence. Il raconte un monde où les êtres humains parlent une seule langue et se croient capables de tout accomplir. Lorsque cette unité se brise, les langues et les cultures apparaissent. Ce qui ressemble d’abord à une punition peut alors devenir une richesse : la diversité nous sépare parfois, mais elle nous oblige aussi à rencontrer l’autre.
Je ne voulais pas que ce projet se limite à un spectacle. Dès l’origine, nous l’avons pensé comme une œuvre à plusieurs entrées, capable de toucher par la musique, de transmettre par la pédagogie et de prolonger la réflexion par l’écrit.
« Diversité culturelle et vivre-ensemble : une histoire à partager. »
Une comédie musicale de plus de deux heures, portée par vingt-cinq chansons pop aux accents de musiques du monde, une mise en scène originale et des chorégraphies conçues pour fédérer un large public.
Une campagne pédagogique destinée aux collégiens et aux lycéens, afin de prolonger l’émotion du spectacle par une réflexion sur la tolérance, la différence et le vivre-ensemble.
Un ouvrage collectif qui gravit symboliquement les étages de la tour pour interroger le langage, l’identité, la culture, la bioéthique et notre rapport à l’autre.
De Babylone à Strasbourg



Une trentaine d’artistes, de musiciens et de techniciens réunis autour d’une même aventure.
Le spectacle
Sur scène, l’histoire commence quelques années après le Déluge. Tous les hommes partagent encore la même langue et la même culture. Nemrod, roi de Babylone, décide alors d’élever une tour si haute qu’elle défiera les cieux. Mais Aby, revenue d’un long voyage, tente de ramener les bâtisseurs à la raison.
Autour de cette tour, les ambitions, les désirs et les peurs se heurtent. De leur affrontement naissent toutes les langues et toutes les cultures du monde. Le récit biblique devient ainsi une fable contemporaine sur l’uniformité, la différence et la tentation de la toute-puissance.
Le spectacle réunissait une trentaine de personnes : chanteurs, comédiens, musiciens, danseurs, costumiers, scénographes, techniciens du son, de la lumière et de la vidéo. Michel Ott en assurait la direction musicale et les arrangements, tandis que Lionel Courtot portait la mise en scène. Vingt-cinq chansons pop, traversées d’influences venues du monde, donnaient au mythe une énergie résolument actuelle.
Ce projet reste pour moi l’expérience rare d’une idée devenue collective. Chacun y a apporté son métier, son imaginaire et sa sensibilité. C’est précisément cette diversité qui a rendu Babel possible.
Un livre pour aller plus loin
J’ai conçu et dirigé le livre L’Héritage de Babel comme une autre ascension de la tour. Je me suis entouré d’une dizaine d’auteurs issus des neurosciences, de la génétique, de l’histoire, de la philosophie, de la psychanalyse ou de la bioéthique.
À chaque étage, une nouvelle question apparaît. Qu’est-ce qui fonde notre identité ? Que transmettent les langues ? Comment vivre ensemble sans effacer nos différences ? Jusqu’où l’être humain peut-il transformer sa propre nature ?
J’y ai moi-même exploré l’héritage de Babel sous l’angle des neurosciences et du langage. L’ambition n’était pas d’apporter une réponse unique, mais de faire dialoguer les disciplines et de montrer qu’un même mythe peut éclairer des enjeux très contemporains.
Du métissage génétique au métissage culturel : ce que nous recevons de la nature, de la culture et de ceux qui nous précèdent.
L’identité, l’égalité, le rapport à autrui et les nouvelles tours de Babel que peuvent devenir les réseaux sociaux.
Le mythe de Babel face au clonage, à l’homme augmenté et à la tentation ancienne de dépasser toutes les limites.
La naissance du langage, le développement de la parole et ce fil fragile par lequel l’humanité se raconte et se transmet.
Le multilinguisme, le pouvoir des mots et la nécessité d’apprendre parfois à désapprendre nos représentations.
La laïcité, l’égalité et la possibilité de faire de nos différences non une menace, mais une richesse commune.
À travers la scène, le livre et les rencontres dans les lycées, nous voulions dépasser l’émotion pour ouvrir un espace de compréhension et de dialogue.
Voir le spectacle ↗Le spectacle intégral
Plus de deux heures de musique, de théâtre et de danse autour d’un mythe universel.
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